Peintures
La peinture comme tension du monde.
La peinture est pour moi un espace de liberté, de confrontation et d’expression. Le geste s’y affranchit de la représentation fidèle, la matière affirme sa présence et la couleur devient une force à part entière. Dans une approche nourrie par le néo-expressionnisme, je cherche moins à reproduire le réel qu’à en faire surgir les tensions, les contradictions et les zones d’ombre.
Mes portraits occupent une place essentielle dans cette recherche. Les visages, parfois déformés, excessifs ou grotesques, deviennent des territoires où se lisent les fragilités humaines, les rapports de pouvoir et les absurdités de notre époque. Les couleurs éclatantes, les contrastes violents et les traits incisifs ne cherchent pas à embellir le sujet, mais à en révéler l’intensité, quitte à troubler le regard.
Entre figuration et déformation, le familier bascule vers l’étrange. Le geste conserve ses accidents, la matière ses aspérités, et l’inachevé demeure une possibilité ouverte. J’aime cette peinture qui ne cherche pas à rassurer, qui accepte l’excès, l’inconfort et l’ambiguïté, laissant coexister le tragique et l’ironie, la violence et une forme de dérision.








